dimanche 16 janvier 2011

Le Chat Grain

Le chat grain

Les couleurs, qu’il portait, signifiaient carrément son appartenance à un bagne de l’Ouest américain, à celui qu’on n’entend plus parler, car le doute de son existence n’est que légende. Ses rainures noires et blanches étalées sur tout le long de son corps, ses yeux suggérant l’agression spontanée et limitant la douceur à sa plus lointaine possibilité, ne donnaient rien de bon à sa longévité.
Vautré de tout son long sur la poutre maîtresse de la grange, il en occupait pas moins que le centre sur toute sa largeur. Le gras de ses flancs débordait même sur le tiers de ses rebords. Les hirondelles avaient beau lui décrocher des coups d’ailes sur le bord des oreilles, rien à faire, la paresse et la lâcheté s’étampaient sur ce front épluché.
Le pas vite en descendit aussitôt que le besoin s’en fit sentir. La liberté immense du territoire ne pouvait pas contenir la densité ressentie, d’où le nord qui perdit son sens. C’est après coup, que la signification du hasard dans son processus de dureté pouvait le conduire là où il était. C’est certainement un goût de ville et de ses luxes qui ont soulagé dans des contraintes extrêmes, ce besoin de texture si semblable.
Au contour de la grange le lendemain matin, là où les odeurs sous un soleil de midi vous donnent l’envie de fuir vers l’autre direction, malgré la rage du voisin qui vous court après, le tout s’arrête tout d’un coup. Le voilà le dur dans le choix du besoin que les ruminants aiment par-dessus tout. De toute manière son sens de l’odorat ne servait pas à grand-chose. Il en résulte qu’il y a juste les citadins qui aiment et endurent l’inutile.
Whaaaa ! En pleine face………………. mon $%$?&?*&?&?(&
La dureté du chagrin dura que l’instant d’un chat grain.

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