vendredi 27 mars 2009

Le gris du loup

La vraie noirceur s’éloigne, celle qui brouille le noir,
Celle qui inspire la nuit de celle qui me rêve.
L’énergie prend sa place, le bruit s’installe.
J’ai perdu la lune, sa romance et ses peurs.
La grisaille m’empêche de hurler mes rendez-vous.

La mémoire de sa splendeur m’évite.
La fuite de ses contrastes m’échappe, l’ombre perd sa peur.
Les yeux me cernent et le désir s’oublie.

Dans les coins perdus je la retrouve, bien loin de son quotidien.
Les rendez-vous sans chaleur reviennent.
Le blanc de mes nuits ne me berce plus comme avant.
Même à ses pôles, un air de bruit la nourrit.

Réveille, réveille, l’humain, le calme se perd.
Réclame sa provenance, tes yeux noirs me calment.
Réveille, réveille, je ne vous ferai plus peur.
Mes derniers cris s’étouffent d’elle.

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